Les principes et valeurs qui me guident dans l’exercice de mon métier

developpement du leadership . com

par Philippe Castilla

A chaque instant, habité par son histoire,
ses représentations, sa vie personnelle,
le manager est aux prises avec
le « sentiment qu'il a de lui-même ».

 

Développer son leadership, conduit à s’exposer de plus en plus. Quand tout va bien, cette exposition apporte de nombreuses satisfactions personnelles.  Mais quand les choses commencent à être plus difficiles, c’est prendre le risque de s’exposer de plus en plus aux feedbacks négatifs et critiques des autres. Accepter de développer son leadership demande donc d’accepter de prendre le risque jouer avec sa propre estime de soi.

Face à ce risque, la tentation peut être grande de se dissimuler totalement derrière un masque, de ne plus écouter les autres, ou de légitimer ses actes peu glorieux par la pression hiérarchique ou sociale… ces stratégies peuvent être efficaces tant que l’on arrive à éviter les miroirs et les rendez-vous avec soi-même.

Une autre stratégie, certainement la plus efficace, consiste à se développer pour accéder à un leadership responsable, respectueux de soi et des autres, et permettant de se soumettre au test du miroir. C'est-à-dire un mode d’exercice de l’autorité et du pouvoir permettant, en cas de difficulté, d’assumer ses actes et d’être jugé sur eux sans avoir à détourner le regard ou se voiler la face.

 

Comment aider les managers à développer un tel leadership responsable respectueux de soi et des autres ?

Accéder à ce type de leadership demande de mon point de vue de développer deux formes d’exigence pour soi et les autres :

¨ L’exigence du résultat

¨ L’exigence humaine et morale

L’exigence du résultat est un point d’appui essentiel. C’est souvent elle qui, in fine, servira de juge de paix. Dans les entreprises les outils et les indicateurs servant à mesurer et quantifier les résultats sont souvent légion. Obtenir l’information ne constitue que très rarement un défi technique. Ce qui manque le plus souvent, c’est  le courage de considérer l’information.

On rejoint alors la question de l’exigence humaine et morale. Les quatre vertus cardinales (force -ou courage-, prudence, tempérance et justice) constituent mes points de repère sur cette question.

Ce groupe de quatre vertus célébré par Pythagore au retour de ses séjours proche-orientaux fut repris par Socrate puis mis en évidence par Platon, suivi par Aristote et les philosophes stoïciens. Il est également présent dans le judaïsme hellénisé et chez les Pères de l'Église catholique.

Ces vertus jouent un rôle charnière (d'où leur nom de « cardinales », du latin cardo : charnière, pivot) dans l'action humaine et parmi les autres vertus.

¨ la force, c'est-à-dire le courage, permet dans les difficultés la fermeté et la constance dans la poursuite du bien. Posséder la vertu de force, c'est surmonter la faiblesse humaine,  et surtout la peur.

¨ la prudence invite à peser à l'avance ses actes, à apercevoir les dangers qu'ils comportent et à agir de manière à éviter tout risque inutile. La prudence invite à discerner en toute circonstance le véritable bien et à choisir les justes moyens de l’accomplir ;

¨ en morale, la justice désigne plus particulièrement l'inclinaison à observer du respect et de l’équité à l’égard d'autrui. Supposée innée dans la conscience humaine : il y aurait en chaque être humain un « sens de la justice » qui le rendrait apte à évaluer et juger les décisions et les actions, pour lui-même et pour autrui. La justice réside dans la constante et ferme volonté de donner à chacun ce qui lui est universellement dû.

¨ La vertu de tempérance permet à chaque Homme de faire triompher son « moi supérieur » sur son « moi inférieur ». Cette maîtrise met en valeur le corps. La vertu de tempérance fait en sorte que le corps et nos sens trouvent la juste place qui leur revient dans l’être humain. Possède la vertu de tempérance celui qui sait se maîtriser, celui qui permet à la raison de l’emporter sur ses passions. La tempérance assure la maîtrise de la volonté sur les instincts et maintient les désirs dans les limites de l’honnêteté, procurant l’équilibre dans l’usage des biens.

 

In fine, responsabilité, respect de soi et des autres, exigence du résultat, force (ou courage), prudence, justice et tempérances sont les 7 points de repère qui orientent mon travail et mes interventions.

© Copyright, tous droits réservés, Philippe Castilla, 2009